Communiqués et avis

Des interventions des contrôleurs de la SAAQ perturbent le service de transport collectif à Laval

28 mars 2018

Depuis ce matin à Laval comme ailleurs au Québec, les services de plusieurs sociétés de transport collectif sont perturbés par des interventions des contrôleurs de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). À cet effet, la Société de transport de Laval se joint à ses vis-à-vis et demande une intervention gouvernementale rapide.


Exerçant des moyens de pression en lien avec le renouvellement de leur entente collective, les contrôleurs de la SAAQ interceptent, immobilisent les autobus et émettent des constats d’infraction. Les raisons évoquées portent sur différents enjeux qui ne concernent pas la sécurité de la clientèle, mais des aspects techniques. Il est question notamment des normes relatives au poids des véhicules. Cette situation est connue de tous depuis plusieurs années et les sociétés de transport sont en discussion avec le gouvernement à cet effet. La STL et ses partenaires sont en attente d’une régularisation de la situation.


Soulignons que tous les autobus, qui circulent au Québec, sont immatriculés par la SAAQ, une société d’État. Ces autobus circulent sans problème dans plusieurs provinces canadiennes dont l’Ontario et leurs spécifications sont semblables à celles des autobus produits par tous les autres constructeurs nord-américains. Le ministère des Transports de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) est au fait de la situation : des représentations de l’Association du transport urbain du Québec ont cours depuis 4 ans auprès du MTMDET afin de modifier la réglementation, en termes de poids et de mesures des autobus urbains.


Nous sommes surpris que les contrôleurs de la SAAQ décident de faire de telles interventions, partout au Québec, en menaçant de prendre en otage des milliers d’utilisateurs du transport en commun. Une intervention gouvernementale est donc demandée rapidement pour minimiser les impacts sur la clientèle.

 

Pour lire le communiqué de presse, cliquez ici.


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